L’écologie, ce remède qui aurait pu tous nous sauver

L’écologie, ce remède qui aurait pu tous nous sauver

L’écologie, au sens large du terme, la solution à nombre de problèmes. L’écologie, ce terme que l’on étouffe sous des quolibets et des clichés éculés comme hippie, soixante-huitard attardé, fumeur de pétards,… L’écologie que l’on écrase avec l’obscurantisme de la mondialisation, du ruissellement, du libéralisme,… L’écologie vue comme une mode, comme un élément promotionnel, comme un argumentaire politique. L’écologie que l’on cloisonne, l’écologie que l’on privatise, l’écologie que l’on musèle. L’écologie que l’on étouffe peu à peu et qui pourtant, a démontré une fois de plus, qu’elle est assurément la seule voie viable pour la pérennité de l’humanité.


L’écologie vient de faire ses preuves :

Je lisais dernièrement un article qui faisait une liste comparative entre le nombre de contaminés et de victimes du coronavirus de certains pays d’Asie et d’Europe. Force était de constater que la différence était astronomique, certains pays asiatiques donnant l’impression d’avoir été à peine effleurés par le covid 19. Pour expliquer cette forte différence l’article se reposait sur quelques éléments dont certains restent néanmoins à prouver.

Un des premiers éléments avancés serait lié au climat tropical. D’après certains scientifiques, le virus aurait des problèmes pour résister et se propager au delà de 25 degrés centigrades. Ils mettent aussi en avant que la diminution des cas en Europe correspondrait en partie avec l’arrivée de journées printanières plus chaudes et ensoleillées.

Plus difficile à étayer, le fait que les Asiatiques seraient naturellement et partiellement immunisés de par des contaminations passées. Par contre, plus probable, le fait que dans nombre de pays d’Asie les gestes barrières aient été rapidement adoptés, le port du masque n’étant pas une première dans certaines régions. Notons également un respect assez généralisé des consignes données par les divers gouvernements, que ce soit le port du masque, l’utilisation de gel, le respect des distances de sécurité, du couvre-feu et de la limitation de déplacements là où cela était appliqué.

Mais là où les faits sont difficilement contestables c’est en listant les antécédents ou problèmes médicaux des personnes malheureusement décédées du coronavirus sur le vieux continent. Pour nombre d’entre elles tous ces antécédents sont liés à un mode de vie destructeur et à un fléau mondial que l’on nomme la mal bouffe.  Par contre, ici en Asie, les “pauvres” mangent plus sainement même si on constate malheureusement une augmentation inquiétante de l’obésité liés aux chaines de fast food et autres épiceries ouvertes 24 heures sur 24.

En tout cas, ici en Asie, dans nombre d’endroits, on peut encore manger plus ou moins sainement. Certes il y a toujours les problèmes liés aux pesticides mais la Thaïlande vient par exemple de prendre des nouvelles mesures pour limiter ou interdire quatre grands pesticides, dont entre autres le fameux glyphosate.


Une bouffée d’oxygène de courte durée

Nous avons vu un peu partout ces magnifiques images où l’on voit la nature reprendre ses droits, renaître un peu de ce court répit qu’offre cette pandémie. Le ciel s’éclaircit, on retrouve des paysages et des points de vue que l’on croyait à tout jamais perdus dans les fumées de pollution et dans la brume de nos souvenirs. Les eaux se font plus cristallines, les poissons plus nombreux, on trouve même des espèces redécouvrant les côtes de leurs ancêtres, profitant de ce bref répit pour faire un pèlerinage sur les berges autrement scellées d’opacité et de produits chimiques.

Je parle de bref répit car les signes montrent que la bête industrielle va cracher de toutes ses cheminées sa voracité polluante et destructrice afin de renouer avec les dieux du profit et des dividendes. Les gouvernements sortent rapidement des lois qui leurs confèrent l’impunité la plus totale ( ou total, selon le lobby qui les soutient ) et brisent dès maintenant toutes les futures velléités d’une vie différente, d’une vie plus nature, plus respectueuse, plus vertueuse.


Ecologie : La chance de vivre en Asie

Heureusement tous les pays ne fonctionnent pas de même, tous les gouvernements ne privilégient pas le rendement au détriment du Peuple. C’est ce que j’ai vécu en Thaïlande. Certes c’est une période assez difficile à traverser pour nombre de personnes, certains auront tout perdu durant cette épidémie. Mais apparemment le gouvernement oeuvre en priorité pour la santé de sa population. Ils en ont fait une priorité et cela s’est avéré efficace.

Parallèlement ils prennent en compte la nécessité de relancer l’économie tout en tirant néanmoins des leçons de cette épidémie mondiale. Par exemple les autorités travaillent pour privilégier à l’avenir les secteurs liés aux énergies propres, à une agriculture plus saines avec par exemple des incitations pour des projets liés à l’hydroponie, l’aquaponie et toutes les autres techniques plus respectueuses de l’environnement. Leur volonté de réguler l’utilisation des produits chimiques dans l’agriculture est aussi un signe encourageant. Sans oublier le projet de fermer éventuellement l’ensemble des parcs nationaux et réserves naturelles, durant trois mois tous les ans, afin de faire perdurer les effets bénéfiques constatés durant cette période de covid 19


Désolé, j’ai rien vu…

Bon d’accord, c’est un peu exagéré. Il est clair que j’ai suivi les informations et que j’ai pu voir les dégâts liés à la pandémie. Rapidement nos réservations en cours ont été annulées, les gens ne pouvant pas se rendre dans notre ferme car bloqués dans une autre province ou bien n’ayant même pas pu embarquer pour les vacances aux pays du sourire.

Mais pour le reste, j’avoue qu’il y a eu peu de changements. Par contre, grande révélation… Comme quoi certains événements nous permettent de prendre un peu de recul et d’enfin prendre conscience de réalités qui nous échappent. En fait j’ai constaté que nous avions déjà atteint un bon niveau en terme d’autosuffisance alimentaire. Certes il va falloir planter plus de diversités, tant en fruits qu’en légumes car, avouons le, parfois je sature un peu des mangues ou des papayes, même si mon épouse à l’art de les accommoder de mille et une façons. Sinon on distribue aussi beaucoup, nous ne pourrions tout manger à nous seuls. Alors pourquoi jeter ou laisser pourrir ? Nous échangeons avec des fermiers voisins contre des produits que nous n’avons pas mais la plupart du temps nous donnons aux personnes plus âgées qui n’ont plus toute l’énergie nécessaire pour cultiver comme avant. Ici la solidarité et l’entraide ne sont pas de vains mots. Ça change de délation, dénonciation, répression, interdiction…

Petite ombre au tableau, devoir attendre pour recommencer notre projet de potagers à l’école. En effet, la rentrée scolaire, qui devrait avoir lieu début du mois de mai, a été reportée au 1 juillet.

Nous avons aussi notre projet de plantation d’arbres dont je parle dans un autre article. Nous avons déjà récolté des fonds mais préparons une nouvelle cagnotte plus facile à gérer depuis la Thaïlande. La saison des pluies approche à grand pas, c’est le temps idéal pour planter. Cela n’ira pas aussi vite qu’espéré, la main d’oeuvre manque. D’ailleurs, si vous êtes bloqués en Thaïlande et que vous cherchez un bon coin pour poser votre sac. Nous faisons actuellement des promotions justement pour les personnes attendant un vol de retour ou bien l’ouverture des frontières? A ce propos, notre ferme n’est pas trop loin du pont menant à Vientiane, au Laos. Quand celui-ci va ouvrir ça ça être la ruée, nombreux sont ceux qui ont besoin de faire des démarches auprès de l’Ambassade de Thaïlande. Gageons que les routes qui mèneront vers le Laos seront encombrées, trouver un port attache à proximité sera sûrement un avantage. D’autant plus que nous proposons des prix très attractifs, logements et repas inclus. A bon entendeur….


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