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Nous modelons notre avenir pour vous

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Nous modelons notre avenir : Introduction

Aujourd’hui nous ne chercherons pas à faire mentir l’adage  » A quelque chose malheur est bon  » même si nous sommes profondément attristés et solidaires envers les personnes qui ont tout perdu dans cette terrible pandémie.

Pour nous, dans l’ensemble, toujours du passage. Et même la mise en place et l’amélioration de certaines de nos formations. Mais néanmoins une petite accalmie et l’occasion de prendre enfin un peu de recul et, je vous l’avoue, un repos bien mérité. Repos de courte durée, et vous comprendrez très vite en lisant la suite de cet article. Bien qu’il soit fort à parier que l’image d’illustration vous a déjà mis sur la voie.


La phase d’observation

Nous le savions depuis le début, et c’est de toute façon une des phases de la permaculture, il nous fallait observer la nature afin de trouver les meilleures inter-actions. Il faut dire que nos terres avaient été malmenées au cours de ces derniers décennies.

A la base, il s’agissait d’une petite forêt, au sol riche de toute sa vie préservée. Et puis sont arrivés les machines, le déboisement, le terrassement. La forêt a été sacrifiée pour faire place à des rizières. Rien de répréhensible quand on connaît ce que fut la vie dans ces campagnes du nord-est en cette période. Le riz c’était un peu l’or blanc des campagnes, la ressource nourricière principale et vitale des agriculteurs thaïs.

Donc, lors de notre installation, priorité à été donnée pour un retour aux origines, mais avec quelques améliorations. Retour vers une couverture forestière certes, mais en l’améliorant grace au concept de l’agroforesterie, de forêt comestible, de jardin-forêt.

Pour rappel, L’agroforesterie repose sur l’association de la plantation d’arbres avec d’autres cultures pour jouer la complémentarité et tirer des effets bénéfiques. Donc l’idée est créer un jardin selon le modèle de la forêt naturelle. Il comporterait différents étages de végétation tels des grands arbres (fruitiers ou à coques), des arbustes ou arbrisseaux (petits fruitiers), des buissons (à baies ou aromatiques) et des plantes herbacées (légumes vivaces, plantes aromatiques, médicinales, matériaux de construction, des fibres, des matériaux pour la vannerie, du miel, du bois de chauffage, du fourrage pour nourrir les animaux, du paillis, du gibier, des produits de la sève, de la teinture et de l’huile tout en nécessitant peu de travail une fois que le système a atteint une certaine maturité.

Lors de notre installation, nous avions déjà créé une micro forêt comestible. En deux ans et demi, nous avons déjà doublé cette surface. Et à ce jour nous avons près de 500 arbres fruitiers sous serre qui attendent d’être plantés. Au niveau des arbres déjà plantés nous avons quantité de variétés, jugez par vous-même : Durian , avocat , figue , mangue , pomme cannelle, cacao , rambousten , mangousten , papaye , banane, citron , cocotier , noix de cagou , macadémia , teck , tamarin , litchi , jackier , goyave , longan , sapotille , pomelo , grenade , fruit de la passion , jube , orange , pomme de rose , santol , murier sauvage , kafal , olive , pegase , café , mafai , chataigne , neem , pomme sucrée , abricot , moringa , avocat …….

Grande satisfaction, nombre des arbres cités ci-dessus nous ont déjà donné des fruits. Ho certes ils sont encore jeunes mais les premiers résultats sont plus que prometteurs. Nous avons hâte d’essayer de nouvelles variétés, voir si elles s’adaptent à notre milieu spécifique. Donc j’en profite pour lancer un appel, si vous avez des fruits de variétés différentes et même anciennes, nous sommes preneurs et ouverts pour des échanges.

Si vous désirez en savoir plus sur l’agroforesterie, n’hésitez pas à parcourir cet article de notre blog.


Les inondations

Ceux qui sont venus nous visiter savent que nous avons un petit canal d’évacuation des eaux en limite de notre terrain. Or ce canal n’a jamais été entretenu, ou alors très mal. Donc nous faisions face à un mauvais écoulement des eaux lors des grosses pluies.

Le canal fut donc nettoyé mais tous les problèmes ne furent pas résolus pour autant. N’oublions pas que nous nous sommes installés sur des anciennes rizières. Certes nous avons un peu modifié la configuration des lieux mais seule une vie sur place au coeur de toutes les situations climatiques pouvaient nous donner une idée des aménagements nécessaires à réaliser.

Bref, lors des plus fortes des pluies de la saison du même nom, nos potagers étaient régulièrement saturés d’eau, on a même eu de belles inondations. Côté des terres où nous avions aménagés notre forêt comestible, pas de problème. Reste donc le problème des potagers et des rizières trop nombreuses pour l’utilisation que nous en avons et le projet d’autosuffisance que nous visons.


Des refus qui nous brise le coeur

Ce qui prime avant tout dans notre projet de woofing et de stages, c’est l’aspect convivial et amical. Nous ne voulons pas devenir une machine économique. Un faible coût, le partage de passions communes liées à la permaculture, des liens qui se tissent, des amitiés qui naissent,…

Mais bon, il est clair que nous pouvons accueillir un peu plus de personnes, il manque juste un bungalow ou deux. Cela n’influera en rien sur l’esprit même des séjours que nous proposons et surtout cela nous permettra d’accueillir un peu plus de personnes, c’est toujours un crêve-coeur que de devoir dire non à des gens motivés et passionnés.


On se retrousse les manches

Alors, fort de tous ces constats, nous nous sommes retroussés les manches. Et vous pouvez d’ailleurs le voir grâce aux images de drone visibles sur cette page.

Dans un premier temps, appel au gros moyens et aménagement du terrain. Comme vous le voyez nous avons agrandi notre plan d’eau, en avons creusé d’autres et avons fait des « klongs » ( canaux ). Le but est d’évacuer les trop plein d’eau et aussi d’avoir des réserves pour les arrosages.

Qui dit creusement dit automatiquement excédent de terre. Mais pas pour nous. Ce fut l’occasion de surélever les potagers qui seront désormais plus nombreux et préservés des inondations. Nous avons aussi comblé une partie des rizières, nous en avons gardé suffisamment pour notre consommation et celle de nos invités et clients.

Les rizières ainsi récupérées vont servir de lieu de plantation pour notre prochaine forêt comestible. C’est vraiment un biotope adapté pour préserver et entretenir la richesse des sols et accéder à la pleine autosuffisance à laquelle nous aspirons. Ces nouveaux espaces seront les bienvenues, il faut dire que nous avons déjà un espace occupé par près de cent durians que nous avons plantés il y a moins de trois ans. A ce jour nous ne savons pas ce que cela donnera mais nous avons mis tous les atouts de notre côté.

Et pour nos invités, un nouveau bungalow en projet ainsi que ce que j’appelle un « coffee shop ». Bon il s’agit d’un sobriquet. En fait il s’agit d’un bel espace commun où nous pourrons en effet boire un bon café, mais aussi prendre des repas et faire nos parties théoriques de stage. Cela restera bien sûr un lieu de vie et de partage commun pour échanger entre nous.

Bon comme d’habitude j’ai été bien long. Pour suivre l’évolution de notre projet, connaître les dates prochaines de réouverture pour le woofing et pour les stages, n’hésitez pas à nous suivre sur notre page Facebook.


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