Elevage de poissons en Thaïlande

Elevage de poissons en Thaïlande

N'hésitez pas à partager cet article

L’élevage de poissons en Thaïlande est un article composé et proposé par William. Un grand merci à lui bien sûr  pour le partage de cet article et de son expérience de wwoofing au sein de notre ferme organique.
Beaucoup d’essai, de recherches et de pistes de réflexion durant cette expérience. Au final il y a certes encore des questions en suspend, auxquelles vous pouvez répondre dans les commentaires, mais c’est assurément en évoluant de cette manière que nous parviendrons à des résultats probants .
Bonne lecture à tous et encore merci à William pour ce partage.


Présentation :

Bonjour à tous

woofer en Thaïlande, faire du wwoofing en AsieJe me présente je m’appelle Williams je suis actuellement en école d’ingénieur dans le sud de la France
J’ai passé avec ma compagne une semaine à Suwan Organic Farmstay.
Lors de notre séjour dans la ferme de Manu et Aune je me suis intéressé à l’élevage de poissons en Thaïlande et plus particulièrement à la pisciculture du Tilapia.

La ferme contient un étang de 1250 mètres carrés et une profondeur qui varie entre 1 mètre et 3 mètre. Il est actuellement utilisé comme réservoir d’eau pour les rizières. Il y a donc du potentiel.

ATTENTION : La ferme n’est pas une pisciculture pure. C’est avant tout une ferme qui cherche a atteindre l’autosuffisance, c’est donc une petite ferme qui n’a rien a voir avec un espace agricole industriel. La ferme a  actuellement des rizières, des poules, des canards, des plantations de fruits et de légumes et bien sûr la possibilité de faire de l’élevage de poissons.


Quels sont les objectifs de cette réflexion ?

Dans un premier temps le but de l’étude est de savoir comment obtenir suffisamment de poissons pour couvrir non seulement  les besoins de la famille mais également donner la possibilité d’offrir le surplus de cet élevage de poissons.
Dans un second temps le but est de produire suffisamment de poisson d’une masse supérieure à 400 grammes en 1 an pour qu’ils soient commercialisables et que la ferme en tire un avantage économique

Pour cela nous nous sommes beaucoup documenté (une à trois heures par jour) sur la pisciculture du tilapia pour se former théoriquement.
Voici les sources qui nous semblent les plus pertinentes :

http://www.fao.org/tempref/FI/CDrom/FAO_Training/FAO_Training/General/x6709f/x6709f10.htm
http://www.fao.org/fishery/affris/profil-des-especes/nile-tilapia/croissance/fr/
http://www.fao.org/3/t0581f/T0581F00.htm#Contents

A partir de ces informations nous pouvons considérer que l’étang de la ferme contient très peu de phytoplancton donc cela veut dire qu’actuellement pour produire du poisson il faut nourrir les poissons. Il y a donc 2 actions à mener de front :  Fertiliser l’étang et nourrir les poissons


Elevage de poissons : Fertiliser l’étang

À partir de la surface de l’étang ainsi que les informations dans les sources il est facile de dimensionner la quantité de compost et de déjections animales qu’il faut ajouter par jour dans l’étang.
Cela fait environ 125 kg de compost végétal par semaine ou 35 kg de fientes de poules par semaine.
Cependant nous cherchons toujours qualitativement comment obtenir ces quantités de fertilisant : avez vous des solutions ?


L’alimentation des poissons

fabriquer de la nourriture pour poissonsNous avons nourrit les poissons de l’étang chaque jour avec du son de riz et de la nourriture pour poisson industriel. Petit à petit les poissons se sont habitués a venir manger malgré la chaleur, le matin et le soir. De plus en plus de poissons étaient présents. Il y a en plus des Tilapia et des poissons chats qui se sont invités dans l’étang.

L’écosystème de l’étang est suffisant pour produire environ 50kg de poisson en un an car celui ci est pauvre en phytoplancton (l’étang est jeune et non fertilisé, l’eau est a la limite boueuse mais elle est loin d’être verte)

Il est donc nécessaire de nourrir les poissons pour augmenter la production.

La littérature propose de nombreux compléments à la nourriture naturelle :

  • nourriture pour poisson industrielle
  • végétaux terrestres: herbacés, feuilles et graines de légumineuses ,fruits, légumes
  • végétaux aquatiques: jacinthe d’eau, laitue d’eau et lentille d’eau;
  •  petits animaux terrestres: vers de terre, termites, mollusques
  • animaux aquatiques: vers, têtards, grenouilles, poissons;
  • riz: brisures, issues de polissage, son, balle;
  • blé: balayures, remoulages, son;
  • maïs: gluten, farine de gluten;
  • tourteaux après extraction de l’huile des graines de moutarde, de noix de coco, d’arachide, de palme, de coton;
  • canne à sucre: molasses, tourteaux filtrés, bagasses;
  • pulpe des cerises de caféier;
  • graines de coton;
  • déchets de brasserie: drêche (1) et levure;
  • déchets de cuisine;
  • déchet d’abattoir : abats, sang, contenu de rumen ou de panse;
  • pupes de vers à soie;
  • fumier: fientes de poule, lisier de porc

(1) Drêche : Les drêches sont des résidus du brassage des céréales, généralement utilisés pour l’alimentation animale.


Retour d’expériences sur notre élevage de poissons

Les trois premiers jours nous avons fabriqué 6 cages de 1,5 mètres carrés qui permet d’abriter trois poissons adultes afin de faire des expériences locales sur l’alimentation des poissons.
Deux cages contiennent des alevins et trois cages contiennent trois poissons adulte. La dernière cage est vide.
En effet toute technique théorique doit être testée est réglée avec les conditions réelles.

Dans chacune des cages nous alimentant les poissons avec une nourriture différentes :

  • son de riz
  • reste de nourriture coupé
  • fruits et légumes coupé
  • nourriture pour poisson industrielle

woofing en Thaïlande, wwoofing en Asie du sud-estChaque fois que nous nourrissons les poissons dans les cages nous mesurons la masse de la nourriture et chaque semaine nous mesurons la masse moyenne des poissons.
Grâce à ces relevés, pour chaque nourriture, nous allons pouvoir déterminer le quotient nutritif, le TJA et la croissance moyenne par semaine des poissons.
Les résultats de ces expériences permettront de choisir quelle nourriture donner au poissons et surtout dimensionner/calculer la quantité de cette nourriture pour nourrir les 2500 poissons qui logerons dans cet étang dans le futur.
Ensuite a partir de ces différentes expériences la ferme pourra décider de dédier un terrain pour y faire pousser spécialement la nourriture pour les poissons, ou bien d’acheter du son de riz ou bien d’acheter de la nourriture industrielle (cas qui nous arrange le moins)


Les interrogations et le futur

Une semaine n’est évidemment pas suffisant pour avoir des résultats ou pour pouvoir adapter une méthodologie sur le terrain. C’est pour cela que je pose les questions suivantes :

La nourriture

nourrir les poissons d'élevageTous les jours je donnais à manger aux poissons midi et soir ( sauf les alevins nourris 4 fois / jour ) mais à part la nourriture industrielle rien ne semblait leur plaire. Les poissons nourris à la nourriture industrielle réagissaient au quart de tour tandis que les autres ne semblaient pas réagir. (Après la nourriture industrielle était la seule qui flottait ce qui me permettait de mieux voir)

Est ce un effet d’habitude ? D’adaptation aux cages ? Ou tout simplement que la nourriture ne leur plaît pas ?

Quelles sont vos recettes pour faire de la nourriture pour poissons qu’ils apprécient ?
Connaissez vous des recettes de nourriture pour poisson a base de son de riz ?

La fertilisation de l’étang

Comment avez vous quantitativement assez de compost toute l’année, qu’utilisez vous ?
Un problème persiste : l’étang est avant tout un réservoir d’eau et il se trouve que le niveau de l’eau varie au cours de l’année. Est ce possible de conserver malgré tout une bonne quantité de phytoplancton tout au long de l’année ?
Quelles sont les conséquences/risques encourus par les poissons et/ou le riz (qui est arrosé par l’eau de l’étang) ?

Conclusions sur l’élevage de poissons 

Cette démarche est un premier pas vers la maîtrise de la production et l’élevage de poissons en Thaïlande.

Malgré les recherches intenses de début de projet, le plus dur reste a faire. Seul des efforts régulier et une démarche d’amélioration continue permettront d’atteindre rapidement les objectifs.


N’hésitez pas à découvrir les autres articles de notre blog


N'hésitez pas à partager cet article

La publication a un commentaire

  1. Safari bhiriro

    Merci, pour ces expériences qui cadres avec le quotient nutritionnel,mais le mieux serait nous dire quel aliment aurait un quotient plus élevé que ceux des autres.

Laisser un commentaire